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Témoignages et articles de presseEric Franceries

 

TEMOIGNAGES & ARTICLES DE PRESSE

"J'ai eu à plusieurs reprises le plaisir de jouer avec ERIC FRANCERIES,
et cela a toujours été pour moi un bonheur complet.
Doué d'une merveilleuse technique et d'un goût irréprochable,
il a tout dans ses mains et dans son coeur
pour faire une belle carrière de soliste."
Jean-Pierre RAMPAL

"ERIC FRANCERIES Maîtrise son art avec sensibilité.
Il a toujours été un interprète sachant réunir ses possibilités techniques
au service d'une haute spiritualité musicale."
Alexandre LAGOYA

" La guitare classique est un instrument magnifique, mais diabolique.
L'auditeur ne sait pas toujours quels sont le talent
et le travail nécéssaires pour en emettre un seul son !
Et quand toutes ces perles sonores sont déversées à flots de mélodies, de rythmes et d'harmonies, le mélomane ne réalise peut-être pas quel ordinateur perfectionné réside dans la tête de l'artiste guitariste,
surtout quand celui-ci est de la classe d'ERIC FRANCERIES."
Claude BOLLING

" ERIC FRANCERIES est pour moi l'exemple d'un artiste complet,
réunissant une prodigieuse technique, une présence exceptionnelle,
une grande intelligence dans son analyse des oeuvres,
et une musicalité extraordinaire.
Guy TOUVRON

 

ARTICLES DE PRESSE

 

l'ACADEMIE de GUITARE accueille Eric FRANCERIES

le samedi 28 mai à 15 heures, l'Académie a ouvert ses portes à Eric FRANCERIES. Ce merveilleux guitariste, avec simplicité, humour, générosité, a offert aux participants des moments d'intense plaisir musical. Virtuosité, sensibilité, une extraordinaire palette sonore, tout captive et éblouit chez ce maître de la guitare.

28 mai 2005

http://aguijournal.over-blog.com/article-281811-6.html

 

Eric FRANCERIES, maître incontesté de la guitare sur scène

Un récital hors du commun, une technique magistrale. Mercredi, Eric Franceries a une fois de plus séduit le public Avec ses morceaux de guitare classique

Les Anglo Saxons, dans le domaine du rock et du blues, qualifient leurs guitaristes virtuoses de "Guitar Heroes". Eric Franceries, dans le domaine du classique , mérite amplement ce qualificatif. Mercredi soir, un des maîtres actuel de la guitare, a offert un récital qui a attiré un nombreux public de puristes et d'amateurs, dont une part importante de jeunes. Eric a mis sa technique magistrale au service d'œuvres redoutables (dans le Capriccio Diabolico de Castelnuovo Tedesco, ou les variations impossibles de Denis Mortagne sur un thème de Lalo Shiffrin), mais il a également fait chanter sa guitare de manière intense dans l'hommage à Django Reinhardt ou les danses d'Amérique Latine qu'il ensoleille. La première partie a permis d'entendre un répertoire classique et baroque, écrit à l'origine pour luth et clavecin, que ce virtuose a réussi à rendre sans sécheresse malgré les difficultés liées à l'écriture contrapuntique (écriture à plusieurs voix ) d'un Bach ou d'un Scarlatti. L'assistance a été progressivement conquise par cette prestation et a manifesté son enthousiasme par de nombreux rappels. A l'issue du concert, c'est avec le sourire qu'Eric a reçu dans sa loge ses nombreux admirateurs pour leur dédicacer son nouvel album : Lumières d'Espagne. Dans les mois à venir, le concertiste doit offrir de nombreux récitals en France et dans le monde entier.

Le Pays Roannais, 26juillet 2004

 

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Critiques presse du CD "Lumières d'Espagne"

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Lumières d'Espagne Eric Franceries CD 0103AZALAI

Ce disque concert, comme une réminiscence nous replonge dans l'atmosphère des récitals d'Alexandre Lagoya. Le guitariste Eric Franceries ne plagie nullement celui dont il a été l'élève. Il a juste gardé toutes les particularités de l'Ecole d'Alexandre Lagoya qui proposait pour la guitare des beaux effets musicaux .

Dès le premier morceau "Recuerdos de la Alhambra" de FRANCISCO TARREGA, on peut écouter une mélodie qui conduit au recueillement et qui capture l'attention pour la suite du programme : "Rumores de la Caleta" d'ISAAC ALBENIZ, se présente comme une peinture où se jouent la luminosité et ses contrastes parmi divers contours architecturaux. Immédiatement suivi de "Sevilla". Ici le concertiste évite adroitement des effets faciles que cette musique pourrait apporter. l'Evocatiòn" d'EMILIO PUJOL, nous recentre sur une interprétation méditative où abondent les broderies sonores qui s'étirent au fil des mesures pour se réunir à nouveau pour tracer un portrait joyeux de la société sévillane. "Aires de Sevilla" du talentueux guitariste compositeur JOSE MARIA GALLARDO DEL REY , nous fait découvrir l'univers mélancolique mais combien animé du flamenco et où quelques phrasés particulièrement bien soulignés par une effet de balancement de rythmes contrastés et sonores, tout en dégradés, renforce l'esprit dramatique. "Fuego" du même auteur, se mue en une musique immatérielle de pure expressivité. Puis la musique de JOAQUIN RODRIGO s'expose jusqu'à la fin du CD. On sait qu'elle requiert beaucoup de virtuosité de la part d'un interprète et elle est abordée ici avec la même concentration que les morceaux précédents. "En los Trigales" dont on a connu des tempi plus rapides, se joue dans un rythme souvent paisible. "En Tierras de Jerez" nous propose un vrai feu d'artifices sonores. La Sonata Giacosa - en 3 parties, termine ce "concert" et laissera l'auditeur sur une impression de proximité de la poésie, de la chaleur et de la lumière qui s'en dégagent.

Le titre du CD ne trahit donc en rien l'attente de l'auditeur et l'on se doit de saluer aussi la qualité de l'enregistrement et du bon timbre de la guitare

Françoise Thibaut Avril 2004

http://www.guitarepremiere.be.tf/

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"Lumières d'Espagne" d'Eric Franceries est un voyage de reconnaissance et de découverte du patrimoine espagnol du début du siède à nos jour;. Les célèbres "Recuerdos de l'Ahlambra" permettent de se mettre dans l'ambiance avant d'attaquer deux oeuvres incontournables d'Isaac Albeniz, "Rumores de la Caleta" et "Sevilla" avant une très sensible "Evocation" d'Emilio Pujol Puis vient la surprise de cet album, la découverte du guitariste-compositeur José Maria Gallardo de Rey, un contemporain né en 1958. Dans les "Aires de Sevilla", ce compositeur a su introduire ses connaissances du flamenco au service d' oeuvres originales pour la guitare classique. La construction et les harmonies sont marquées des empreintes du Flamenco Nuevo de Paco de Lucia ou de Vicente Amigo. Eric Franceries en fait une interprétation magistrale qui reflète l'immersion qu'a été la sienne pour s'imprégner de ces "Lumières d'Espagne". Ce voyage s'achève en "Tierras de Jerez" de Rodrigo, puis avec la "Sonata Giocasa " de ce même compositeur, oeuvres assez méconnues qu'il est plaisant de pouvoir apprécier à un tel niveau d'interprétation. Pour se procurer ce disque actuellement en réédition, www.ericfranceries.net

Valérie Duchâteau

Revue " Guitarist Acoustic ", Mai 2004

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Le concert exceptionnel des MUSICADES 2003

Un concert emblématique pour passer à la version printanière 2004

A Lyon, les Musicades ont repoussé l'essentiel de leur 14ème édition au printemps. Cela ne les a pas empêché de marquer leur dernière présence automnale d'un concert qui s'est révélé un triomphe. Une pleine salle Molière pour un programme emblématique : mélange des genres et des générations d'interprètes, œuvre en création et retour, aux côtés de Jean-Claude Pennetier, du pianiste Christian Ivaldi qui fit partie de l'équipe fondatrice des Musicades. Fraternelle mise en bouche avec la version pour piano à quatre mains de " Ma mère l'Oye " de Maurice Ravel. Les deux partenaires évitent l'aspect miniature au profit d'une grandeur presque orchestrale. Le sommet du concert était la création française, après l'Allemagne, de la dernière œuvre de musique de chambre de Suzanne Giraud. " Envoûtement V ", est un extraordinaire motu perpetuo pour guitare et cordes dont l'écriture exigeante manifeste de bout en bout une tension souterraine que l'on dirait toujours prête à exploser. Avec en particulier une partie de guitare d'une folle réalisation technique. Les interprètes, très exceptionnels par leur précision et leur concentration communicative : le guitariste Eric Franceries, virtuose exceptionnel, et le Quatuor Satie en grande forme. Un Fauré de tradition aux Musicades, le Trio, mêlait deux excellentes " cordes " de la jeune génération, le violoniste Nicolas Dautricourt et le violoncelliste Edouard Sapey-Triomphe, au vétéran Ivaldi. Avant une apothéose courageuse : le Grand Duo pour piano à quatre mains dont Schubert fait un fabuleux voyage à travers ombres et lumières et dont les deux compères laissent magnifiquement pressentir la pensée orchestrale. Rendez-vous au 23 mars pour l'édition complète des indispensables Musicades.

Philippe Andriot

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STANCIU- FRANCERIES , deux Maîtres à jouer-Dauphiné Libéré 24 août 2002

CHÂTEAU DE CLERMONT. De l'union entre deux instruments d'extraction populaire, guitare et flûte de pan, est né le plus pur joyau musical qui soit.

" C'est vrai que ce sont deux instruments parmi les plus simples : des cordes et des roseaux ", remarque Eric Franceries. Et avec ces instruments de base nous jouons une musique classique parfaitement achevée . De la double rencontre entre deux grands virtuoses internationaux et deux instruments aux sonorités très complémentaires, il en est advenu un de ces concerts qui marquent les saisons musicales les plus exigeantes. La sobriété classique de la guitare d'Eric Franceries alliée au charme rêveur des notes légères de la flûte de pan de Simon Stanciu ont pris au piège l'essence la plus subtile de la musique, redonné au Menuet de Boccherini une jeunesse et une grâce qu'on ne lui connaissait plus, fait une place de choix à l'Entracte, de Jacques Ibert.,. Séduit par la grâce émouvante d'adagios comme on n'en a sans doute jamais entendus, l'excellent public, bien averti des choses de la musique, n'a pu se retenir d'applaudir en hommage aux deux musiciens à la fin du deuxième mouvement de !a Grande Sonate de Giuliani. Eric Franceries, qui a su "effacer" sa guitare pour la mettre au service de la flûte de pan, a donné sa pleine mesure de grand interprète dans l'interprétation d'une sensibilité toute Debussyenne, de deux pièces d'Albeniz. Une soirée riche d'émotions musicales d'une rare pureté .

C'est bien simple, si ce duo magique redonne un concert dans la région, lâchez tout et courez entendre deux musiciens au contact chaleureux et au talent immense.

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Château Chalon -" Journal Le Progrès"- Samedi 21 Août 2002

Une Chaise à Même le sol recouvert de graviers, un petit marchepied discret et deux projecteurs un peu rustiques dans la cave du Froid Pignon à Château Chalon, ont suffi à faire de cette " première " un succès … L'interprète avait pour nom Eric FRANCERIES ;

"L'acoustique de ce lieu est un vrai régal "… C'est par ces mots qu'Eric FRANCERIES évoquait ses premières impressions aux termes d'un concert qui a donné beaucoup de plaisir aux personnes qui avaient pris possession de ce nouvel espace . En effet ce guitariste dont LAGOYA disait qu'il maîtrisait son art avec sensibilité a sans doute donné beaucoup d'espoir a ceux qui ont en charge l'animation de ce relais culturel.

C'est donc dans une cave livrée brute de décoffrage avec un sol recouvert de graviers ronds qu'Eric FRANCERIES a offert les premiers arpèges à ce premier public qui, comme lui, découvrait cette superbe voûte. C'est en Espagne que le voyage a commencé et les deux premières pièces signée Albeniz et Tarrega ont suffi à projeter un auditoire particulièrement attentif en Andalousie. C'esl là que la balade musicale a pris une autre dimension avec les différentes évocations de Séville .D'abord Albeniz avec ses harmonies complexes, puis Pujol dans. un style plus figuratif et qui accompagne cette marche nocturne dans les ruelles de la ville. Et enfin " Aires de Sevilla " de Gallardo del Rey, une composition à la hauteur du talent de son interprète.

Après une première partie ou l'on retrouvait les traces subtilement dosées d'un folklore populaire espagnol, c'est en Amérique du sud que le voyage s'est prolongé. La tonalité et les mélodies venues du Brésil ou du Venezuela ont subi d'autres influences qu'Eric FRANCERIES a transmis avec bonheur. les trois mouvements de la "Catedral" d'Augustin Barrios, les valses de Lauro ou les rythmes d'une bossa-nova ou d'une samba brésilienne jouée grâce aux cordes croisées ont montré quelques unes des possibilités techniques de cet interprète mais aussi toute sa sensibilité musicale.

Le public était conquis depuis bien longtemps. L'Artiste n'a cédé qu'à deux rappels. Heureusement, la dégustation d' un verre de vin, dont certains prétendent qu'il pourrait avoir des origines espagnoles,a permis de prolonger un peu le plaisir.. Chapeau bas Monsieur Franceries !

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CORMATIN - "Journal de Saône et Loire"-17 mai 2002

Le public sous le charme

Eric Franceries et Simion Stanciu ont fait du premier concert du tout nouveau Festival de Guitare en Cormatinois un moment inoubliable. Personne, parmi les quelques deux cents spectateurs qui ont assisté au premier concert du festival ne trouvait de mot assez fort pour dire ce qu'il venait de vivre.. Grâce à la guitare d'Eric Franceries, à la flûte de pan de Simion Stanciu et à la beauté des morceaux choisis la soirée fut magique, le talent des deux artistes faisant le reste. Un de ces moments de réel et intense bonheur comme la vie sait parfois nous en offrir. De Carulli à Ibert,en passant par Borodine, Barrios , Albeniz , Bartok et, bien d'autres grands compositeurs, Eric et Simion ont emmené leur public dans un magnifique voyage à travers le monde tout en l'amenant à la découverte d'une autre dimension musicale. Alliant virtuosité et rigueur, le jeu tout en nuances d'Eric Franceries, considéré comme l'un des plus talentueux guitaristes internationaux actuels, constitue un véritable régal pour les amateurs de cet instrument, qu'ils soient déjà connaisseurs ou néophytes . Alternant force et légèreté, unissant avec bonheur dextérité et sensibilité, rehaussant le tout d'une fine pointe de tendresse et de sensualité, Eric ne forme plus qu'un avec sa guitare . Sous ses doigts agiles l'instrument chante, rit, pleure, s' enflamme, …vit, tout simplement. Quant à la flûte de pan de Simion Stanciu, elle devient enchantée sous la qualité d'interprétation de son maître qui sait en démontrer toute la chaleur. La virtuosité exceptionnelle de ce grand musicien, dont la renommée internationale n'est plus à faire, laisse à penser qu'il se joue avec brio de toutes les difficultés posées aussi bien par un instrument réputé archaïque que par les innombrables figures classiques. Communiant ensemble, se répondant, laissant alternativement l'une dominer l'autre comme pour mieux retrouver un second souffle et s'imposer à nouveau, la guitare d'Eric et la flûte de pan de Simion, complices autant qu'amies sous l'influence de leurs interprètes, ont tenu le public sous le charme. Ajoutés à cela l'humour des artistes, leur sympathie, leur simplicité et bien sûr leur formidable talent, la mesure de la soirée est donnée . Plus que grandiose, elle devient inoubliable.

Michèle Espour - Dureuil

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Forges les Eaux , 9 Décembre 2001

En attendant la venue de Maurice ANDRE les 15 et 16 décembre prochains, l'Espace Jean Bauchet de Forges les Eaux a déjà connu dimanche dernier un concert des plus réussis qui préfigure bien la suite de ces festivités musicales de fin d'année. Un pur moment de bonheur. Eric FRANCERIES , accompagné par l'Orchestre de l'Espace de l'Art dirigé par Jean-Pierre BERLINGEN , a su montrer qu'une guitare était bien plus qu'un morceau de bois orné de six cordes : c'est un instrument qui, entre de bonnes mains, est porteur de magie. C'est en présence de la veuve d'Alexandre LAGOYA qu'Eric FRANCERIES aura accompli sa magnifique démonstration, s'appuyant tout d'abord sur une œuvre de Carulli, accompagné de sa fille Chloé à la flûte.

Enseignant lui-même au conservatoire de Chambéry, Eric FRANCERIES s'est ensuite entouré de ses trois meilleurs élèves, Régis CASTIN , Olivier PELMOINE et Jérémy JOUVE. Le quatuor a ainsi effectué une magistrale interprétation de la " Pavane " de Ravel, pour le plus grand plaisir du public qui fut plus transporté encore par la suite du concert avec le Concerto d'Aranjuez de Joaquin Rodrigo. L' Orchestre de l'Espace de l'Art a confirmé son grand talent et c'est à une véritable ovation que l'Ensemble eut droit.

La seconde partie du concert a vu le Bandonéoniste Albert HAMANN se joindre à l'orchestre et Eric FRANCERIES , et c'est à la source même du tango que les musiciens sont allés puiser leur énergie pour une prestation haute en couleurs. Tant et si bien que le public en a redemandé , et les musiciens se sont fait un plaisir de s'éxécuter. Après tout, c'était à un " Noël en Famille " que le public était convié. Cette grande famille de musiciens venus des quatre coins de France, a donc, par son talent , offert un magnifique cadeau…

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Avignon, Journal "La Provence"- Samedi 18 Août 2001

La sensibilité d'un grand musicien

Une petite scène, une Chaise, un marchepied : le guitariste n'a nul besoin d'artifice pour enchanter son public. Mercredi, dans la Chambre des Notaires du Palais des Papes, à quelques mètres des aquarelles de Gao Xingjian, Eric Franceries a offert un très beau concert mèlant compositions classiques et modernes, brillamment interprétées. Avec virtuosité, certes, mais surtout avec toute la sensibilité dont est capable un grand maître de la guitare. On a même eu droit, en fin de programme, à une bossa nova (magnifique), et une samba ( coup de chapeau pour la simulation du rythme brésilien grâce aux cordes croisées). Et les gouttes de sueur qui perlaient sur son front rappelaient combien peut coûter en concentration une telle prestation. Le talent à l'état pur. C.P.

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Le Journal de Saint-Barth N°384 - Mercredi 26 Janvier 2000

Rencontre avec Eric Franceries,un guitariste éclectique

Bermuda, polo et sandales, Eric Franceries a adopté la tenue antillaise pendant ses quelques jours passés à Saint-Barth. Mais que l'on ne s'y trompe pas, le guitariste français, comme tous loes autres musiciens du festival, n'est pas venu ici en vacances. Avec trois concerts et trois répétitions en trois jours, il n'avait pas encore eu le temps depuis son arrivée d'apprécier la beauté des sites et des plages d'une île qu'il était ravi de retrouver après près de dix ans d'absence. " J'étais vraiment aux anges quand Frances DeBroff m'a demandé de revenir " expliquait Franceries samedi matin sur les marches de l'église anglicane, " ce qui me plaît, c'est l'ambiance particulière de ce festival, ce n'est pas un Festival comme les autres, ici la gentillesse et la convivialité priment et l'accueil des gens est formidable."

Eric Franceries souligne également la qualité exceptionnelle des participants et l'alchimie qui se crée à chaque rencontre, " il y a des choses ici qui ne se passent pas ailleurs, des tas de conventions tombent, ça reste très pur, c'est assez unique, il n'y a qu'à Saint-Barth que l'on trouve cela. " Venant d'un artiste qui est une référence de la guitare classique et qui joue dans le monde entier à raison de 70 à 100 concerts chaque année, le commentaire prend une dimension particulière. Il citait d'ailleurs en exemple la soirée précédente où il interpréta le concerto d'Aranjuez de Rodrigo. " Ce qui m'intéresse c'est ce qui s'est passé hier entre le public et les musiciens, souligne-t-il, il y a un moment où l'on s'est retrouvé ensemble en dehors de nos vécus personnels pour faire vivre une musique. Si on peut élever le public et les musiciens sur un autre plan, c'est une belle récompense. " Une récompense qu'il reçoit avec bonheur à chaque représentation et qui nourrit sa passion pour des aventures musicales originales.

De formation classique (brillant à 20 ans, il obtient le 1er prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris puis dans la foulée est lauréat des concours internationaux de Carpentras, Sassari et Radio France), Eric Franceries n'a en effet pas hésité à diversifier son répertoire. En jouant du jazz tout d'abord avec Claude Bolling avec lequel il se produisit à Saint-Barth et avec qui il obtint en 1994 une Victoire de la Musique pour le CD " Cross Over USA ".

En s'intéressant aussi à la musique folklorique avec un bandonéoniste et un flûtiste de pan. Il travaille actuellement avec une jeune chanteuse de variétés, accompagné d'un contrebassiste, d'un altiste et d'un synthétiseur. " Ma guitare est éclectique " se plaît-il à dire, " je l'adapte aux différents styles et je prends des chemins que les guitaristes n'empruntent pas habituellement. "

Des chemins de traverses qui le rendent visiblement très heureux et qu'il n'est pas prêt d'abandonner. " Je souhaite continuer à avoir cette curiosité, souligne-t-il, le XXème siècle a beaucoup de clivages musicaux, le XXIème siècle sera propices aux fusions pour le plus grand bien de la musique. " YB

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Les Cahiers de la Guitare et de la Musique n°73/2000

Le répertoire d'Eric Franceries
Concert-hommage à Joaquin Rodrigo, duo avec flûte de Pan, concerti pour guitare et orchestre, trio jazz, tango avec bandonéon, accompagnement du chant, duo avec son père Marc, Eric Franceries a infatigablement présenté, l'année précédente, de très nombreux aspects de la guitare… et de son talent. _________________________________________________________________

Les Cahiers de la Guitare et de la Musique n°74/2000

Concert chez Hamm

Eric Franceries ou la maturité : Mains rodées, fortes, souples, précises : choix virtuose et exigeant avec les trois difficiles transcriptions d'Albeniz pour commencer ; guitare très sonore et pâtinée qui rappelle par moment la densité de Presti-Lagoya : chaude couleur et nuances remarquables, qui passent par un véritable brio dans l'usage du buté - ce jeu qui rentre dans la corde, engagé, incisif, chatoyant ou effleuré : répertoire espagnole et ségovien sur une guitare Donadey riche de volume et de projection : voilà qui avait pour séduire un public choisi ( on remarquait Monelle, la veuve d' Alexandre Lagoya, le jeune primé du concours de Bari, Jérémy Jouve, Michel Sadanowsky…). Tous nos encouragements à la Maison Hamm qui, sur l'initiative de Michel Donadey, a su organiser là, une soirée conviviale…qui mériterait de se répéter. Et pourquoi pas régulièrement ? (Danièle Ribouillault)
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Critique presse du disque "Musique de Buenos -Aires"
par Albert HAMANN (bandonéon) et Eric FRANCERIES (guitare)

Ce disque excellent regroupe une douzaine de Tangos argentins parfaitement typiques. Il s'agit ici plutôt de compositions récentes de " nuevo tango ", donc d'œuvres très travaillées. Outre le très célèbre Piazzolla, bien représenté ici, figurent des œuvres loin d'être inintéressantes de Marconi, Plaza et Frederico. L'ambiance est nostalgique et tragique à souhait : musique exténuée avec des éclairs de rage.

Hypersentimentale et paroxystique. Hamann et Franceries ont à leur répertoire le double concerto pour bandonéon et guitare de Piazzolla. Décidés à creuser cette veine. Ils ont mis au point tout un répertoire de Tangos, traditionnels et modernes. L'un est un excellent bandonéoniste, l'autre, Eric Franceries, est bien connu comme guitariste et pédagogue. Il est aussi un concertiste infatigable. Rien de plus méritoire pour cet artiste issu du classique que de se lancer avec succès sur des voies musicales élargies ouvrant ainsi des portes à la guitare, répertoire et modes de jeu.

Ces Tangos sont remarquablement bien joués : c'est varié, dynamique, rempli de contrastes. Peut-être sent-on parfois la formation classique par un côté justement impeccable, presque trop policé, que des musiciens populaires n'auraient pas. Mais c'est ainsi qu'un genre se " classicise " et acquiert une reconnaissance. C'est ainsi qu'il se sophistique aussi sur le plan de l'écriture. Bravo ! (Corum Savarez CJ 01 Cante Jondo). François DRY.

 

 
 
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